L'émission s'ouvre sur une longue prise de parole de Carlo Alberto Brusa, avocat italien exerçant en France. Il décrit ce qu'il appelle la pensée unique et la perte des repères, dit voir dans la concentration des pouvoirs une dictature et ajoute aux trois pouvoirs de Montesquieu un quatrième, médiatique. Il revient sur l'avis qu'il a rédigé sur l'illégalité de l'amende de 135 euros et affirme que des policiers et des gendarmes l'ont lu, avec des retours d'adhérents de Réaction 19 qui disent avoir échappé à la verbalisation. Il soutient que la dissimulation du visage relève du domaine de la loi, en s'appuyant sur la loi de 2010, et que la loi du 9 juillet 2020 ne comporte aucun mot sur le masque ; le décret du 10 juillet l'introduit dès le lendemain. Il raconte avoir vu le matin même, dans le 16e arrondissement de Paris, une patrouille de police contrôler une femme seule qui attendait son mari.
Viennent ensuite les questions envoyées par le public. Sur le vaccin, il répond qu'aucun texte ne permet de vacciner quelqu'un de force et que la contrainte viendrait des interdictions d'accès à l'école ou au travail. Sur les tests, il distingue le centre de loisirs, qui peut conditionner le retour de l'enfant, de l'entreprise, où il juge illégale et pénalement répréhensible toute exigence de test par l'employeur. Il rappelle que le protocole scolaire de la rentrée n'impose ni test ni vaccin, et qu'une institutrice qui refuserait le masque s'exposerait à une échelle de sanctions qui peut aller jusqu'à la révocation. Il explique la contestation d'un avis de contravention devant l'officier du ministère public, le délai de 45 jours, l'exception d'illégalité soulevée devant le tribunal de police, la contestation mutualisée proposée aux adhérents de Réaction 19 pour 10 euros, et la saisine du tribunal administratif par télérecours. En chemin, il aborde Bill Gates et sa fondation, la découverte des coronavirus en 1964, l'absence de vaccin contre le VIH après trente-sept ans, un rapport de la CIA de 2006 dont il dit qu'il annonçait une pandémie avant 2025, le pic énergétique, et la sortie de Luc Montagnier sur CNews le 27 avril. Léo objecte que ce droit reste inaccessible au citoyen ordinaire et réclame des vulgarisateurs, ce que l'avocat rattache à une cacophonie juridique qu'il dit volontaire.
Vic entre en direct à mi-parcours. Son restaurant saisonnier sert en terrasse, il n'impose le masque ni à ses employés ni à ses clients, des clients l'ont dénoncé, les gendarmes sont passés plusieurs fois et la gérante a été convoquée puis verbalisée sans avoir reçu l'avis. Brusa lui répond que la loi n'est pas de son côté, puisque le décret impose le masque au personnel à l'intérieur comme à l'extérieur, mais qu'aucun texte ne sanctionne un commerçant dont un client ne porte pas de masque, qu'il n'a pas de pouvoir de police, qu'une contravention suppose un constat sur place et qu'une fermeture administrative suppose une mise en demeure préalable du préfet. Il conseille de contester l'amende avec un avocat pour obtenir une décision utilisable ailleurs, et invite les restaurateurs à se regrouper pour en supporter le coût. De là, il distingue la loi et le droit : une loi peut être injuste, dit-il, et il prend l'exemple de la loi Veil de 1975 et du procès plaidé par Gisèle Halimi qui l'a précédée. L'émission passe ensuite au masque en entreprise, annoncé par la ministre du Travail alors que la loi ne donne mandat qu'au Premier ministre jusqu'au 30 octobre, puis au cas d'une salariée en procédure de licenciement. Matt, disc-jockey, dit avoir perdu une centaine de dates et appelle les secteurs à se regrouper. Vient le cas d'Amandine, handicapée moteur à qui ses auxiliaires de vie imposent le masque malgré un certificat médical. Les animateurs annoncent une boutique Quartier Libre de masques et de t-shirts et donnent le chiffre de près de 9 000 personnes connectées. Brusa garde le mot de la fin : il invoque la résistance à l'oppression et le mythe d'Antigone, et renvoie à la Déclaration des droits de l'homme de 1789.