Johann Fakra ouvre en présentant son invité : Thierry Casasnovas anime depuis février 2011 une chaîne YouTube qui compte alors un demi-million d'abonnés. Casasnovas corrige d'emblée le récit de sa guérison, qu'il attribue à une réforme complète de son hygiène de vie, dont l'alimentation n'est qu'une part. Il précise que son régime d'alors était cru de bout en bout, fruits et légumes en majorité mais aussi viande et poisson. Il raconte les débuts de la chaîne en 2011, un téléphone portable scotché sur un bâton pendant un voyage en Thaïlande, après des années passées à écrire sur des forums. Il revient aussi sur son parcours antérieur : une maîtrise de physique nucléaire, six ou sept mois d'enseignement avant sa démission, puis une quinzaine d'années vécues du RMI et du RSA, la boulangerie associative et la construction de véhicules électriques autonomes. En 2016, il transforme son association en entreprise pour se verser un salaire. Johann Fakra rapporte de son côté ses propres ennuis de santé quinze ans plus tôt, traités par chimiothérapie, et le changement d'hygiène de vie qui a suivi.
La conversation porte ensuite sur les attaques dont Casasnovas fait l'objet. Un article l'a désigné comme responsable de l'arrêt de traitement d'une femme ; il répond qu'il faudrait d'abord vérifier les faits, et qu'on ne trouvera dans ses vidéos aucun moment où il dit d'arrêter un traitement. Les deux hommes discutent du débunkage, qu'ils décrivent comme un biais de confirmation, et citent le cas d'Étienne Chouard. Johann Fakra rapporte l'expérience de sa mère : six mois de chimiothérapie pour un cancer, dix à quinze kilos perdus, des troubles cardiaques, thyroïdiens et un diabète, puis quatre mois de jus de légumes, de plantes et de jeûne intermittent au terme desquels son médecin lui aurait dit que sa thyroïde refonctionnait et que ses ganglions étaient revenus à la normale. Il demande alors à son invité ce qui ne colle pas dans les théories de Pasteur et avance sa propre image, celle d'ambulanciers qu'on rendrait responsables des morts sur la route. Casasnovas la reprend à son compte, présente le dogme pasteurien comme une confusion entre corrélation et causalité, puis le postulat de la stérilité du milieu interne comme invalidé depuis. Il propose de voir le système immunitaire comme un système de tri plutôt que comme un bouclier, la maladie comme un signal d'alarme, et le jeûne comme un moment où l'on laisse le corps se rééquilibrer.
La dernière partie revient sur la situation sanitaire. À ceux qui ont peur, Casasnovas conseille de travailler à ne pas figurer parmi les populations à risque, en s'appuyant sur ce qu'il rapporte de l'Italie, où les personnes décédées présentaient selon lui deux, trois ou quatre pathologies lourdes. Il résume sa position par une formule, « rendez le traitement obsolète » : ne pas s'occuper du traitement, cultiver la santé, et constater un jour qu'on n'en a plus besoin. Il dit ne pas s'opposer à la médecine allopathique et raconte être allé aux urgences après s'être sectionné la jambe avec le timon d'une remorque. Interrogé sur une vaccination obligatoire, il répond qu'à son avis elle ne sera pas imposée, mais que la peur sera poussée jusqu'à ce que la population réclame le vaccin. Il mentionne l'autorisation européenne d'OGM dans les vaccins. Johann Fakra rapporte de son côté une étude allemande dont il dit ne plus avoir les chiffres exacts, qui aurait suivi des milliers d'enfants pendant vingt ans. Casasnovas évoque encore les quelque 3 000 sachets de graines d'Artemisia envoyés par son équipe, quand le producteur Raphaël Colicci en a expédié davantage de son côté. Viennent ensuite la manière de faire de Didier Raoult, les limites de spécificité des tests RT-PCR, et pour finir ce que serait selon lui une politique de santé : alimentation de qualité accessible, cures de jeûne et massages remboursés, rythmes de travail tenables, et des caisses d'assurance santé plutôt que d'assurance maladie.