Émission de questions-réponses qui fait suite à celle du 4 juin sur la souveraineté monétaire. Johann ouvre en annonçant le nouveau rythme des émissions : un sujet par mois, une introduction, un questions-réponses la semaine suivante, un débat avec des personnes qui défendent d'autres solutions, puis un point sur les projets et les synergies du mois. Il enchaîne sur une longue introduction, aux côtés de Victor Lardé, Cédric Charles et Wojnicz. Johann présente les monnaies numériques de banque centrale comme inévitables et conseille de s'y préparer, rappelle que l'argent déposé en banque n'appartient pas vraiment au déposant, puis passe en revue les limites de l'or, du liquide et de l'immobilier. Son fil conducteur tient en une phrase qu'il répète : ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Il défend aussi l'idée que la blockchain est un outil neutre, comme internet, et que tout dépend de l'usage.
Quinze questions tirées des commentaires suivent. Sur la sécurité des blockchains, Victor Lardé explique qu'aucune n'est invulnérable, mais qu'il faudrait attaquer 51 % des nœuds au même moment, et que plus un réseau est décentralisé, plus la tâche devient difficile. Cédric Charles cite Bitcoin et Monero comme réseaux jamais compromis à ce jour et rappelle que la Chine n'est pas parvenue à interdire Bitcoin. Victor Lardé détaille ensuite comment démarrer : se former ou se faire accompagner, savoir pourquoi on le fait avant d'acheter, et distinguer un portefeuille décentralisé, où vous détenez vos clés, d'une plateforme centralisée comme Binance ou KuCoin, où vous ne les détenez pas. Johann rappelle au passage la taxe de 30 % qui attend au retour en euros. Les échanges de particulier à particulier, les cartes bancaires adossées aux plateformes et les causes de la volatilité (émotions collectives, capitalisation encore faible, baleines et influenceurs, effondrement du stablecoin adossé au Luna) sont également passés en revue.
La seconde partie sort du numérique. Wojnicz présente le SEL, système d'échange local dont l'unité est le temps passé, puis le JEU, jardin d'échange universel né en 1998, où un point vaut une minute, sans association ni adhésion, tenu sur un carnet et fondé sur la confiance. Il expose aussi les limites des monnaies locales : indexation sur l'euro, périmètre géographique restreint, épargne impossible, cadre légal contraignant en France. Victor Lardé revient sur l'Infinity Token, qu'il refuse d'appeler cryptomonnaie et qu'il présente comme adossé au temps de contribution des membres de One Small Town, puis explique comment les règles de création monétaire s'écrivent dans le code, avec l'exemple des 21 millions de bitcoins, le livre blanc et la tokenomics. Cédric Charles répond longuement sur la consommation énergétique du minage : il l'assume comme voulue par la preuve de travail, avance des chiffres qui la comparent à ceux du système bancaire et met en avant le basculement des mineurs vers des énergies propres. La dernière question porte sur le web3, que Victor Lardé décrit comme un moyen de tracer l'argent public et d'organiser des votes non falsifiables. Le mot de la fin : formez-vous.