Émission de questions et réponses en direct, dans la série « On fait quoi maintenant ». Jérémie Mercier et Jean-Jacques Crèvecoeur la co-animent pour prolonger leur émission du 2 juillet sur la médecine allopathique. Jean-Jacques Crèvecoeur commence par rappeler qu'il n'est pas médecin : physicien et philosophe de formation, il travaille depuis quarante ans sur les processus de santé et de maladie et aborde la médecine par l'épistémologie des pratiques médicales. Jérémie Mercier raconte son parcours de normalien en chimie, docteur en recherche environnementale et ingénieur au CEA avant de se tourner vers la santé. Ils ouvrent sur une interpellation reçue après la diffusion : pourquoi critiquer les médecins sans en inviter un ? Jean-Jacques Crèvecoeur répond qu'ils visent le système de santé et non les praticiens, et remarque qu'un médecin qui viendrait parler chez eux risquerait une convocation devant l'Ordre. Jérémie Mercier ajoute qu'il voit la plupart des médecins comme des victimes de ce système.
La vaccination occupe la plus grande partie de la soirée. Jérémie Mercier conteste l'idée d'un consentement éclairé : onze vaccins conditionnent l'entrée en collectivité et les données restent, selon lui, inaccessibles ou de mauvaise qualité. Jean-Jacques Crèvecoeur avance que les médecins reçoivent entre deux et six heures de formation sur la vaccination dans tout leur cursus. Tous deux défendent l'idée que la mortalité des maladies infectieuses avait déjà chuté avant l'arrivée des vaccins, grâce aux conditions de vie. Jean-Jacques Crèvecoeur raconte à ce propos la mission de Louis-Claude Vincent, ingénieur en hydrologie chargé d'installer l'eau potable quartier par quartier à Beyrouth. Il revient ensuite sur l'étude de mise sur le marché du Gardasil, où le placebo contenait selon lui tous les ingrédients du vaccin sauf les souches, puis passe en revue les adjuvants qu'il y voit : sels d'aluminium, dérivés de mercure, squalène. Un long passage porte sur le sida. Jean-Jacques Crèvecoeur y présente l'AZT comme un immunodépresseur remis en circulation dans les années 1980 et conteste la fiabilité des tests de séropositivité, avec un parallèle assumé avec les tests PCR et les asymptomatiques du covid.
Vient ensuite la question du choix d'un praticien en médecine alternative. Jérémie Mercier reconnaît que ce n'est pas simple et mise sur le bouche à oreille. Jean-Jacques Crèvecoeur conseille de se documenter sur la technique avant de consulter, de payer une première séance uniquement pour évaluer la personne, et de lui demander ce qu'elle compte faire pour rendre son patient autonome. Jérémie Mercier présente le rapport du Conseil national de l'Ordre des médecins publié fin juin 2023 sur les pratiques de soins non conventionnelles, qu'il lit comme une tentative de restreindre ces approches. Jean-Jacques Crèvecoeur en commente des extraits à l'écran, dont la page consacrée à l'homéopathie, relève que le rapport s'inquiète des 71 % de Français ayant déjà eu recours à une pratique de soins non conventionnelle, et redoute qu'une monnaie numérique programmable serve un jour à bloquer l'achat de ces soins. Il défend aussi l'idée que la médecine est un art et non une science. La fin de l'émission passe au narratif climatique, puis à la question d'une spectatrice qui prend des statines depuis dix ans, avant l'annonce des rendez-vous d'août sur les dangers qui pèsent sur les enfants et de septembre sur le paradigme pastorien.