L'émission s'ouvre sur une parenthèse américaine : Léo rapporte les publications de Q annonçant que la libération du général Flynn est en cours, revient sur le rendez-vous avec un diplomate russe qui a valu à Flynn sa mise en cause, et cite la quinzaine de personnes écartées du FBI. Le sujet du soir commence ensuite par un rappel : à l'écran, une affiche liste les propriétaires des grands médias français, Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse, Lagardère. Beaucoup de ces titres perdent de l'argent et reçoivent des subventions publiques, ce qui amène la question posée au plateau : pourquoi acheter une affaire déficitaire ? Trois réponses sont avancées, l'accès aux marchés publics dans l'aviation ou l'armement, le poids sur une présidentielle, l'influence sur les lois et les taxes. Un graphique, rapporté à l'élection de 2012, est montré pour rapprocher temps de présence à l'antenne et nombre de voix. Suivent la déprogrammation d'une émission de Canal Plus après le rachat de la chaîne par Vincent Bolloré, que le plateau présente comme une censure, les départs de journalistes à la même période, et le silence de TF1, chaîne du groupe Bouygues, rapporté dans les jours qui ont suivi un incident sur un chantier de centrale nucléaire.
Vers la vingt-cinquième minute, un extrait de Natacha Polony porte sur le dîner du siècle, fondé en 1944, et sur le groupe Bilderberg, fondé en 1954, deux cercles qu'elle décrit comme fonctionnant par cooptation et sous engagement de confidentialité ; la charte de Munich est citée pendant cette séquence, comme le texte que les journalistes sont censés respecter. Le plateau interrompt la vidéo pour discuter de ce qu'est un journaliste : les présentateurs qui lisent des fiches, les dépêches identiques de l'AFP, d'AP et de Reuters reprises depuis les zones de guerre, le cas de Denis Robert et de l'affaire Clearstream, celui d'Élise Lucet, et le témoignage d'une connaissance passée par l'AFP, enthousiaste avant son stage et démissionnaire deux ans plus tard. L'extrait reprend ensuite jusqu'aux sessions Young Leaders et à une phrase de David Rockefeller parue dans Newsweek en 1999. Une vidéo sur le conformisme est diffusée, où des participants finissent par se lever au signal sans savoir pourquoi. Elisa enchaîne avec les dix stratégies de manipulation de masse attribuées à Noam Chomsky, de la distraction au registre émotionnel, en passant par « problème, réaction, solution », le dégradé sur dix ans, le différé et l'infantilisation. Le plateau tape alors « tocilizumab prometteur » dans un moteur de recherche : BFM TV, LCI, France TV Info, Huffington Post, Science Post, Numerama et Made in Marseille emploient le même mot, pour un traitement chiffré à 822 euros contre douze pour la chloroquine.
La suite enchaîne les exemples : un extrait de Coluche montrant deux unes différentes et des pages intérieures identiques, la désignation de Ben Laden avant même que le second avion ait percuté la tour, le documentaire Netflix sur Bill Gates diffusé quelques mois avant l'épidémie, un document déclassifié des années 1940 intitulé « The Motion Picture as a Weapon of Psychological Warfare », les images sexualisées dans les dessins animés et la publicité, Roselyne Bachelot, présentée comme venue de Sanofi puis revenue chez Sanofi après avoir acheté, comme ministre de la Santé, 96 millions de doses de vaccins contre le H1N1, et l'épisode des armes chimiques irakiennes, présenté comme une justification fabriquée suivie de 800 000 morts sans qu'une seule personne soit condamnée. Vient ensuite la montée des médias alternatifs avec les réseaux sociaux, la campagne contre les fake news, puis le Décodex, avec l'exemple d'un site classé en rouge pour un article recopié de France 3 resté, lui, classé en vert. Léo revient sur Flynn, sur les vingt et une personnes qu'il dit écartées du FBI, et sur une tentative de convocation d'Hillary Clinton ; il commente une photo de Trump et du pape et renvoie à la bulle Unam Sanctam de 1302. Les couvertures de The Economist sont affichées sur le plateau, puis Léo ouvre un rapport de la fondation Rockefeller daté de 2010, retrouvé sur archive.org, dont le scénario « Lock Step » décrit page 18 une pandémie venue de Chine et un pouvoir plus autoritaire. La fin part en désaccord : Seb répète qu'il n'y a pas assez de recul et rappelle la saturation des réanimations, les autres citent des chiffres américains à 0,03 % de létalité et un taux mondial à 0,015 %. Johann Fakra dit qu'il ne remettrait pas son fils à l'école le 11 mai, pour des raisons tenant aux textes sur l'état d'urgence sanitaire. L'émission se coupe à 2 h 59, avec l'annonce d'un rendez-vous le samedi suivant sur l'OMS.