Léo lance le direct en début de soirée sans l'avoir préparé : il a vu son fil Twitter s'emballer vers 18 heures, puis ses graphiques montrer le WTI tomber de 8 dollars à 0,01 dollar à partir de 18 h 44. Johann Fakra publie le lien sur sa page, suivie par 222 000 abonnés, et le public afflue. Le plateau distingue d'abord le WTI américain du Brent européen, resté autour de 26 dollars, puis diffuse une vidéo d'Olivier Delamarche enregistrée le 13 avril. Delamarche y chiffre le coût de production du schiste américain entre 50 et 70 dollars le baril, celui du pétrole russe à 19 dollars et celui du Golfe entre 6 et 7 dollars. Il présente le refus russe et saoudien de réduire la production comme un moyen d'éliminer le schiste, relève que des banques régionales américaines font déjà faillite, plus nombreuses selon lui qu'en 2008 et 2009, et doute que l'accord OPEP du 9 avril soit tenu.
Les commentaires du live sont lus à voix haute et servent d'hypothèses. Richard signale que la journée était la dernière avant livraison sur les contrats à terme. Sylvain rappelle que les détenteurs achètent un contrat qu'ils doivent revendre avant la livraison. Un message d'Olivier Berruyer, que Seb transmet en privé avant de rejoindre le plateau, attribue la chute à cette échéance, faute d'acheteurs physiques ce soir-là. Léo détaille le mécanisme de la vente à découvert et cite le film « The Big Short ». Un article des Échos lu à l'écran donne la clôture à moins 37 dollars le baril, contre environ 60 dollars en début d'année, et rapporte des réserves américaines remplies à 70 ou 80 %. Le plateau retient l'explication du stockage saturé. Léo relève toutefois que la chute s'est faite sans volume notable ; un autre intervenant dit n'avoir jamais vu un tel mouvement sans volume, et Léo cite en réponse la chute de BitConnect, survenue elle aussi sans volume.
La seconde partie s'éloigne du pétrole. Léo lit un message reçu par Telegram évoquant deux quartiers de Wuhan reconfinés. Elisa rapporte que Macron a laissé entendre à la télévision que la Chine n'avait pas été claire ; Léo enchaîne sur les États-Unis, qui ont coupé leurs financements à l'OMS et ouvert des enquêtes. Léo diffuse ensuite un reportage italien sur une expérience menée en Chine, où des chercheurs ont greffé une protéine issue d'une chauve-souris sur un virus de type SARS. Suivent la spéculation sur les matières premières, les hausses de prix relevées en magasin, la réserve fractionnaire et la croissance infinie. Les vingt dernières minutes portent sur QAnon : Léo présente Q comme un compte travaillant avec l'administration Trump, rapporte que des inculpations seraient proches selon Q, dit voir de l'espoir et donne rendez-vous au 22 février 2022 pour vérifier ce qu'il avance. Un intervenant raconte que Q avait annoncé les ennuis de John McCain un mois avant sa mort et rapporte l'épisode du code validé après un tweet de Trump ; Léo y ajoute le drapeau froissé posé sur le cercueil, qu'il présente comme un signe militaire désignant un traître. Il promet une émission entière sur le sujet. La clôture tient aux remerciements et au troisième jour d'un jeûne que Léo a entamé.