Portrait de Johann Fakra

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Johann Fakra

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47 émissions · 31 vidéos · 6 articles
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mai 2017 → octobre 2024

Biographie

Johann Fakra a fondé Quartier Libre TV en 2020. Il est né à Madagascar et vit au Pays basque. Créateur de sites internet, il tient l'antenne et la régie, le plus souvent seul. Il transmet depuis longtemps, à son niveau, ce qu'il parvient à comprendre de la santé, de la politique et de l'économie, et cherche à relier des voix qui travaillaient chacune dans son coin.

Le point de départ

Un cancer à vingt-trois ans

Vers 2004, on lui découvre un cancer. Il fait confiance à son médecin, suit six mois de chimiothérapie et va jusqu'au bout. Une chose ne passe pas : on lui explique pendant le traitement qu'il risque de faire chuter son système immunitaire au point de l'envoyer en chambre stérile.

Pourquoi flinguer la seule chose qui pourrait m'aider à me réparer, à aller mieux, à me défendre contre ça ?

Un an ou deux plus tard, la question tourne à l'obsession. Quelques années après la chimiothérapie, un test lui révèle un taux de métaux lourds très supérieur à la normale ; c'est en cherchant à le faire baisser qu'il se met au jeûne. Il parle du « monde de la maladie » plutôt que du monde de la santé.

Avant l'antenne

Quinze ans à créer des sites

Vers 2008, il ouvre ses premières pages sur les réseaux sociaux. Une dizaine d'années plus tard, il lance une plateforme qui partage ses revenus entre ceux qui créent les contenus et ceux qui les diffusent. Une quinzaine de sites la rejoignent, et elle atteint plus d'un million de vues d'articles par jour en quatre mois.

2018

La campagne du Monde

La plateforme s'appelait Mediablogger quand Le Monde l'a mis en cause dans un article. Le projet s'est arrêté lorsque les journalistes du quotidien ont prévenu ses partenaires qu'ils seraient cités à leur tour s'ils continuaient de travailler avec lui. Il en a tiré une règle : ne jamais dépendre d'une seule source de revenus.

Sa réponse, en vidéo, en mai 2020 :

Mai 2020

La vidéo aux deux millions de vues

Le 10 mai 2020, il publie « C O V I D, c'est quoi la suite ? ». Vingt minutes où il remonte le fil : le projet de loi sanitaire déposé au Sénat le 5 décembre 2019, l'exercice Event 201, le crédit social chinois, Gavi et ID2020. Il termine par un appel à la désobéissance pacifique. La vidéo dépasse les deux millions trois cent mille vues, et lui vaut d'être à nouveau cité dans la presse.

2020

Les DéQodeurs, puis le départ

Au printemps 2020, il cofonde la chaîne Les DéQodeurs avec Léo, qui lancera ensuite A.D.N.M. Le nom fait écho aux Décodeurs du Monde, qui l'avaient mis en cause un an et demi plus tôt. La première émission est diffusée le 18 avril. Le 13 mai, il annonce son départ dans une vidéo de trois minutes, faute de partager la ligne éditoriale.

En juin 2020, il lance Quartier Libre avec Matt et Elisa. Un rendez-vous hebdomadaire le dimanche soir, avec des avis qui ne vont pas tous dans le même sens, parce qu'il retrouve dans la presse alternative le parti pris qu'il reproche aux grands médias. La première émission, trois heures et quart, est toujours en ligne sur ce site.

Octobre 2020

Le journal y revient

Le 5 octobre 2020, Les Décodeurs publient « Coronavirus : antimasques, antirestrictions, qui sont les figures des opposants à la dictature sanitaire ? », signé Adrien Sénécat. Une section porte son nom, « Johann Fakra, à visage découvert », et le journal y renvoie à son enquête de 2018 tout en relevant le lancement de Quartier Libre en juin.

L'article dresse le portrait d'une dizaine de personnes. Plusieurs sont passées à l'antenne de Quartier Libre : Thierry Casasnovas, Chloé Frammery et Ema Krusi, ainsi que Christian Tal Schaller, l'avocat Carlo Alberto Brusa et Salim Laïbi.

2021

Des problèmes aux solutions

Au printemps 2021, la chaîne YouTube de Quartier Libre est supprimée, avec ses soixante-quinze mille abonnés. Le shadow banning avait déjà fait chuter l'audience des lives, de plusieurs milliers de personnes à quelques centaines. L'émission bascule sur Odysee, puis sur CrowdBunker.

La même année, il change de ligne : informer sur le problème passe au second plan, mettre en œuvre des solutions devient la priorité. En mars, il lance la série On fait quoi maintenant ? En juin, parti d'une vidéo et d'un groupe Telegram, le réseau Un Notre Monde réunit en trois mois plus de quatorze mille personnes dans plus de dix-sept pays.

Je ne veux pas dire que j'ai créé Un Notre Monde, je n'ai rien fait du tout.

Le 19 août 2021, Chloé Frammery et Tal le reçoivent dans L'info en questions. Il y retrace la naissance de Quartier Libre, ce virage vers les solutions, et présente Un Notre Monde.

Il enchaîne sur un effet non voulu : un réseau de plus, et de l'éparpillement. Cette année-là, il lance aussi avec d'autres une association de permaculture au Pays basque, et crée l'association Quartier Libre TV.

Ce qu'il construit

Les outils avant les discours

Depuis plusieurs années, il co-crée des outils adaptés à chacun. Son idée fixe : une synergie entre les médias indépendants, les lanceurs d'alerte et ceux qui informent hors des grands canaux, pour qu'ils cessent de s'ignorer et qu'il en sorte un contre-pouvoir capable de peser.

  • Holitime, une plateforme de prise de rendez-vous dédiée à la santé naturelle et au bien-être, née avec Matthieu, le fondateur de CrowdBunker, quand Doctolib a annoncé qu'il retirait de sa plateforme les naturopathes et les praticiens de santé naturelle. Praticiens et patients s'y retrouvent sans crainte d'être écartés du jour au lendemain. holitime.org
  • Un média social libre et indépendant, collaboratif et démocratique, qui rend à chacun la main sur l'information et permet de se forger ses propres opinions sans censure ni manipulation.
  • Un outil de gouvernance décentralisée, fondé sur l'holacratie et le design humain.
  • Des outils pour organiser la synergie des collectifs qui travaillent sur le terrain, et pour aider ceux qui le souhaitent à les rejoindre.
  • La co-production du média On fait quoi maintenant ?, lancé en 2023 avec d'autres.

Son analyse

Personne ne viendra

Il ne croit pas qu'on s'en sorte sans que chacun prenne sa part. Aucun sauveur n'apportera de solution toute faite, et l'attentisme ne règle rien. Un peuple qui veut devenir souverain doit aller vers l'autonomie, ce qui suppose de sortir des conditionnements accumulés depuis des générations, de désapprendre pour réapprendre à vivre en être souverain. Ceux qui gouvernent, dit-il, ne tiennent que par le consentement de ceux d'en bas.

Un entretien donné au site On passe à l'acte, mis en ligne en 2017, revient sur d'où il vient et ce qui l'a mené jusque-là :

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